Hors Christine Arron

Publié le par Sébastien

10 septembre 2006
 
Tahri : "Prendre une place"
 
 
Tahri: "Prendre une place"
 
 
Déjà médaillé de bronze à Göteborg, Bob Tahri reste sur deux victoires au DécaNation et à Nancy. Le Français a pour objectif de fin de saison le 3000m steeple de la Finale Mondiale de Stuttgart. Mais également celui de la Coupe du monde à Athènes le week end prochain.

BOUABDELLAH TAHRI, votre victoire sur 3000 m, mardi soir, lors du meeting de Nancy est-elle de bon augure avant de disputer dimanche la finale mondiale sur 3000 m steeple ?

B.T. : Pour moi, il est toujours important de courir à Nancy, parce que c'est ma région, parce que j'ai une relation de confiance avec Pascal Thiébaut, parce que je suis médaillé aux Championnats d'Europe et que c'est bien pour le public lorrain. Et cela m'a donné des indications pour mes dernières courses de la saison, la finale mondiale puis la Coupe du Monde à Athènes. J'ai appliqué le schéma que j'aimerais reproduire sur ces deux courses : commencer sur de bonnes bases, et partir progressivement, de loin, pour émousser tout le monde. A Nancy, je suis parti sur les bases de 2'40'' au 1000 m, pour finir en 2'32. Je veux désormais prendre mes responsabilités.

Votre double performance du meeting de Bruxelles, le 25 août, quand vous aviez couru sur 3000 m steeple en 8'09, avant de remporter le lendemain le SEAT DécaNation en 8'20''07 avait impressionné tout le monde...

 

 

B.T. : Je n'avais jamais enchaîné ainsi deux 3000 steeple en moins de 24 heures (ndlr : il y avait 19 heures entre les deux courses). Cela ne m'inquiétait pas, mais disons que cela s'était mal goupillé dans ma préparation. J'avais donné mon accord, après les Championnats d'Europe pour courir le SEAT DécaNation. Je comptais alors faire un gros chrono à Zurich. Mais je n'ai couru qu'en 8'15 là-bas, et la dernière occasion qui me restait était de courir à Bruxelles. C'était une obligation si je voulais réaliser une performance. J'ai décidé de courir là-bas, même si je devais recourir le lendemain. C'était un risque, car je courais deux lièvres à la fois, et j'aurais pu tout perdre. Mais à Charléty, j'avais confiance en moi après le chrono de la veille. J'ai vraiment maîtrisé la course.

Qu'est-ce que cette victoire vous a appris ?

B.T. : Après ma course à Bruxelles, Jean-Michel (ndlr : Dirringer, son entraîneur) et José (ndlr : Marajo) me voyaient courir en 8'30 à Charléty. C'est aussi ce que je pensais. Cette performance m'a fait prendre conscience que je me limitais trop. Ce que j'ai fait à Bruxelles et au SEAT DécaNation prouve que je ne dois pas m'arrêter à certains chronos ou à certaines places&hellip Il faut que je vise plus haut. Je suis capable d'être plus fort. Je crois que ma victoire en 8'20 au DécaNation est la plus impressionnante. J'ai pris en tout cas énormément de confiance.

Justement, deux belles courses de profilent, avec la finale mondiale le dimanche 10 septembre à Stuttgart, et la Coupe du Monde avec l'équipe de France, les 16 et 17 septembre, à Athènes. Comment allez-vous les aborder ?

B.T. : On me parle de fin de saison, mais je ne vois pas les choses comme ça, même si je suis un peu fatigué. Physiquement, je suis encore bien. J'ai envie de courir, et il y aura dans ces courses beaucoup de densité. A la Coupe du Monde, il y aura le champion d'Afrique, un Kenyan, et le champion d'Asie, Shaheen ! Ce sera une grosse course. Lors de la finale du Grand Prix, il n'y aura pas de lièvre, mais je veux prendre des risques, prendre mes responsabilités. Et cela peut aller vite : l'année dernière, j'avais terminé 5e de la finale en 8'10. J'ai bien plus envie de courir que l'année dernière, et je suis plus résistant. Cela va finir vite, et il faudra être présent.

Vous viserez davantage la place, ou un chrono pour aller chercher le record d'Europe ?

B.T. : Je viserai la place, car ce sont deux courses très importantes. Sur la finale du Grand Prix, il n'y aura qu'un ou deux Européens. Et la Coupe du Monde se disputera dans le stade où ont eu lieu les Jeux Olympiques. Je veux effacer la déception de ma septième place.

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