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Publié le par Sébastien

24 juillet 2007

Un frémissement pour Arron

 

 Même si la barre des minima pour Osaka, fixée à 11"18, n'a pas sauté en Champagne, Christine Arron, victorieuse de son 100 m en 11"23 (vent: +0,6 m/ sec.), a apporté mardi, lors du Meeting de Reims, 4e levée du Lagardère Athlé Tour, de belles garanties en vue de la suite de la saison. Impression moins rassurante pour Naman Keïta qui, bien que vainqueur sur 400 m haies (49"97), échappe lui aussi toujours les minima. Après son couac de Rome, Ladji Doucouré piétine encore en 13"59 sur 110 m haies.

En proie actuellement à de profonds dérèglements du sommeil, Christine Arron s'est réveillée pour de bon mardi à l'occasion du sympathique Meeting de Reims, quatrième levée de la Ligue nationale autrement appelée le Lagardère Athlé Tour. En quête de ses meilleures sensations après une longue absence et surtout de son billet pour les prochains Mondiaux d'Osaka, la Française n'a certes pas validé les minima pour s'assurer de voir le Japon, fin août, mais sa prestation en Champagne a de quoi rassurer pour la suite.

Victorieuse sur 100 m en 11"23 et avec un vent favorable de 0,6 m/seconde, soit son meilleur temps cette saison et la meilleure performance française de l'année, Arron s'est approchée à cinq petits centièmes de la barre fatidique fixée pour empocher son ticket pour les Championnats du monde nippons. Mais c'est surtout, après une mise en action délicate accentuée sans doute par un premier faux départ - son pêché mignon après sa disqualification à Strasbourg et un autre départ volé à Saint-Denis -, le retour de sa capacité d'accélération à mi-course qui a convaincu les observateurs et son entraîneur, Stéphane Caristan en tête. "J'ai été très prudente sur mon deuxième départ, confirmera au micro de Canal+Sport la toujours recordwoman d'Europe de la distance. J'étais un peu en-dedans mais j'ai pu accélérer et j'ai ressenti de bien meilleures sensations. En réussissant à mettre tout bout à bout, je crois que les minima ne seront qu'une formalité."

Boslak verra Osaka

Sereine la reine Christine, tout comme cet autre chercheur de chrono, le grand Naman Keïta qui, malgré son échec lui aussi à Reims, voulait à l'issue de son 400 m haies remporté dans un chrono moyen de 49"97, garder confiance. "Je suis un peu embêté par ma technique parce que je fais des courses différentes à chaque sortie. C'est une période de réglages. Les meetings s'enchaînent et il est difficile de travailler à l'entraînement. Il faudra attendre la prochaine course..." Qui devrait être pour le spécialiste du tour de piste les Championnats de France de Niort début août.

Ladji Doucouré, lui, est assuré de voir Osaka depuis juin dernier et ses 13"37 réalisés lors de sa course de rentrée à Eugene. Mais s'il avait depuis amélioré ses chronos à chacune de ses sorties (13"37, 13"35 et 13"27), le champion du monde 2005 connaît un véritable coup d'arrêt à un peu plus d'un mois de l'échéance japonaise. Déçu par sa course techniquement calamiteuse et conclue su un triste 13"51 à Rome vendredi, le protégé de Renaud Longuèvre a signé à Reims une course en 13"59, derrière l'Américain Joel Brown vainqueur en 13"56, tout aussi inquiétante car une fois encore truffée de fautes. Une prestation à ce point en deçà de ses attentes que Doucouré n'a pas souhaité répondre aux questions des journalistes à l'issue de sa course...

Comme à la maison à Reims, où elle trouva une terre d'adoption il y a quinze ans, Eunice Barber, qui aura réservé à son club l'EFS Reims la signature de son contrat pro, attendait surtout de retrouver certains repères à l'occasion du 100 m haies du soir et après une apparition à la longueur à Lausanne, mardi dernier, loin de l'avoir satisfaite (6,37 m). La faute à des soucis musculaires au niveau de sa cuisse droite qui l'empêchent de s'astreindre aux charges de travail qu'elle désirerait à l'entraînement. Deuxième de sa course en 13"17 sous les yeux de son entraîneur Bob Kersee, qui avait spécialement effectué le déplacement, Barber, plus que le chrono modeste, ne voulait retenir que cette course supplémentaire engrangée sur la route d'Osaka: "C'est toujours angoissant la compétition. Je n'ai pas fait beaucoup de haies cette saison, mais l'essentiel, c'est d'être là, de recourir."

Réglages et sensations à trouver pour les uns, premiers déclics pour les autres: il y avait pourtant bien mardi, à Reims, un résultat net et sans bavure avec les minima réalisés par la perchiste Vanessa Boslak qui, avec un saut victorieux à 4,45 m, s'assurait non seulement de la victoire dans le concours mais surtout de son sésame pour Osaka!

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