20 août 2006
Une interview de Christine Arron après sa course au meeting "Résisprint"
Christine Arron, comment jugez-vous votre course ?
C.A. : Je me suis mal engagée. Je me suis relévée trop vite et je n'ai
pas pu prendsre de vitesse. Ensuite, c'est difficille de revenir. ça a
faussé la course, mais ce n'est pas si mal. Je n'ai fait que deux
séances de sprint en trois mois et demi, mardi et jeudi ! Ma jambe
a un peu tiré, mais c'est normal, il faut que tout se remette en place.
On vous sent soulagée...
C.A. : Oui. Dans l'absolu, ce n'est pas une très bonne performance,
mais si l'on regarde d'ou je viens, moins de 11"40, c'est correct. Je ne
voulais sur-tout pas faire une saison blanche et sèche. J'aime la compétition
et je déteste rester sur un échec, qu'il s'agisse d'une blessure ou d'un
mauvais résultat. Je suis contente d'avoir pu recourir. On espère toujours
mieux, mais c'est un bon petit chrono de reprise, qui m'aurait ouvert les
portes de la finale à Göteborg. Le fait d'avoir techniquement raté ma course
est encourageant. Je sais que jepeux faire mieux.
Pourquoi donc courir à La Chaux-de-Fonds alors que le Super Grand Prix
de Monaco vous faisait les yeux doux ?
C.A. : Je n'ai pas encore le niveau requis pour la grande scène internationale. Je
voulais pouvoir me concentrer sur ma course sans pression, en toute tranquillité.
Le Résisprint correspondait à mes dates et, en plus, c'est un meeting sympa.
Dans un registre moins reluisant, les accusations de dopage à l'EPO
concernant Marion Jones vous surprennent-elles ?
C.A. : Non. Je n'ai jamais eu d'estime pour elle. Ca fait très longtemps que j'ai
des doutes ça ne date pas d'hier... En voyant toutes les disciplines
(100, 200, 4x100, longeur...) qu'elle alignait en restant superfraîche, on ne
pouvait pas ne pas se poser de questions... Elle a mis trois ans à revenir
après sa grossesse, on se demande bien ce qu' elle a fait pendant ce
laps de temps. Elle était dans le collimateur avec l' affaire Balco, puis ça
s'est un peu calmé... Et cette année, à la surprise générale, elle revient
à un très bon niveau...
On vous sent amère...
C.A. : Un journaliste de "L'Equipe" a écrit que même au mieux de ma forme,
jamais je n' arriverais à rivaliser avec la classe de Marion Jones. Sa classe...
Ca m'a vraiment choqué... J'étais blessée, dans mon coin, et on revenait
m'emm... avec elle ! En plus, je voyais le public s' enthousiasmer à nouveau,
alors que c'était juste une grosse blague...
Vous sentez-vous flouée par les "tricheuses" ?
C.A. : Quand on voit les filles qui sont devant moi dans les finales mondiales*
... Ces 10 ou 15 dernières années, certains athlètes étaient curieusement
protégés. Automatiquement, ça a pesé sur la carrière des autres, en terme
de médailles ou simplement de reconnaissance. Aujourd'hui, il semble
que les Etats-Unis aient décidé de faire le ménage. Jones, comme Justin
Gatlin, ont été pincés dans leur propre pays. La démarche est plutôt encourageante.
* = Christine Arron n'a directement perdu qu 'une médaille en raison de la
présence de Marion Jones, en 1997, ou elle avait terminé 4e des mondiaux.
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je suis un fan inconditionnel de Christine.
Avec d'autres dirigeants de l'ASAF-Guadeloupe (Amicale Sportive Air France) nous avons contribué à la formation de Christine.
Je considère qu'elle est la femme la plus rapide du monde, au regard de la fin tragique et déplorable des 2 autres (suivez mon regard).
Je la remercie pour tout ce qu'elle a amené et qu'elle amènera encore à l'athlétisme GUADELOUPEEN !!!!! Français et mondial.
JOYEUX ANNIVERSAIRE (avec un peu de retard).
Michel EMILIEN
Ancien Président de l'ASAF Guadeloupe