Finale 100m dames, championnat du monde 2007, Osaka.

28 août 2007

 

Arron forfait sur 200 m

 

Fatiguée, Christine Arron a déclaré forfait pour le 200 m des Championnats du Monde d’Osaka qui devait débuter mercredi.

Fatiguée et souhaitant se préserver pour le relais 4x100 de samedi, Christine Arron a préféré déclarer forfait pour les séries du 200m qui devaient débuter mercredi. La Française avait pris la 6e place de la finale du 100m lundi.

 

28 août 2007

Arron trop juste

Encore raté! Christine Arron a échoué dans sa quête de titre mondial, la Française, sixième en 11"08, n'ayant pas réussi à élever son niveau pour monter sur le podium d'une finale du 100 mètres très dense. Après une longue observation de la photo finish, le titre a été attribué à la Jamaïcaine Veronica Campbell qui, au millième de seconde, devance l'Américaine Lauryn Williams (11"01 toutes les deux), Carmelita Jeter terminant en bronze (11"02). Après l'échec de Barber à la longueur et la disqualification de Baala sur 1 500, la France fait grise mine...

Campbell (en jaune) l'emporte d'un cheveu, Arron (en haut) termine 6e (Reuters).

Campbell (en jaune) l'emporte d'un cheveu, Arron (en haut) termine 6e (Reuters).

Jour après jour, les chances françaises de remplir l'objectif annoncé avant ces Mondiaux d'Osaka par le DTN Franck Chevallier de rapporter du Japon entre trois et cinq médailles s'amenuisent. La journée de lundi aura été dans ce sens assez terrible pour la délégation tricolore qui a vu trois médaillés potentiels échouer dans leur quête. Tout avait mal débuté avec l'élimination à la longueur d'une Eunice Barber à cours de compétition, le mauvais scénario s'est poursuivi avec une demi-finale du 1 500 mètres qui a été fatale à Mehdi Baala, coupable d'avoir joué des bras pour se frayer un chemin entre deux rivaux. Ce lundi noir s'est achevé dans la nuit d'Osaka avec une déception pour Christine Arron, seulement sixième d'un 100 mètres très homogène.

Car il a fallu attendre de longues minutes et pas mal d'atermoiements pour que les officiels, après avoir visionné et revisionné la photo finish, attribuent finalement la victoire et le titre à Veronica Campbell. Pas forcément une surprise, dans la mesure où la Jamaïcaine, âgée de 25 ans, était celle qui avait signé le meilleur temps de la saison des huit finalistes en 10"89. Son palmarès plaidait en outre en sa faveur avec une médaille de bronze sur la distance-reine il y a trois ans aux Jeux d'Athènes, puis une médaille d'argent il y a deux ans Mondiaux d'Helsinki. Il fallait bien que tout ça finisse par l'or, c'est chose faite, mais que ce fut dur pour Campbell qui n'a dû son premier titre mondial sur 100 mètres à une meilleure «technique de casse» sur la ligne.

Car si cette course n'a finalement pas été si rapide que ça (aucune concurrente n'est descendue sous les 11 secondes), elle aura tenu toutes ses promesses par son intensité et le suspense qui aura torturé les prétendantes au titre. La revenante Torri Edwards vit ainsi un moment son nom s'afficher, avant finalement d'être rétrogradée au pied du podium en 11"05. Pour la deuxième fois seulement depuis 1993 et la fin de la douteuse hégémonie des coureuses de l'ex-Allemagne de l'Est, le titre mondial échappe à une coureuse américaine (après l'Ukrainienne Pintusevich en 2001), le clan US devant se contenter de l'argent pour celle qui se présentait à Osaka dans la peau de la tenante du titre, Lauryn Williams, sa jeune compatriote Carmelita Jeter montant sur la troisième marche du podium pour ses premiers Mondiaux, meilleur chrono personnel à la clé (11"02 contre 11"05).

Arron "C'est vrai que je suis déçue"

A un petit centième donc de la reine du sprint, qui tentera le doublé sur 200 mètres dont elle est d'ailleurs la tenante du titre, et 6 centièmes devant une Christine Arron qui n'est pas parvenue à produire l'accélération fatale à la mi-course qui a longtemps fait sa renommée. Plutôt bien partie (elle a le 5e temps de réaction juste devant Campbell!), la Guadeloupéenne a coincé à la mi-course, comme elle le reconnaissait volontiers au micro de France Télévisions. "Je ne suis pas trop mal partie, je ne réagis pas trop mal, peut-être que je me redresse un peu vite, mais je n'ai pas répondu derrière comme je l'espérais. C'est là que normalement j'aurais dû être plus forte, j'ai un peu craqué."

Et comme sa technique d'arrivée n'est pas son point fort ("toutes les filles cassent, ça je ne sais pas faire", glissera-t-elle), la Française n'a pas réussi à combler sur la ligne son petit retard. L'histoire se répète un peu pour Christine Arron car si elle était parvenue à décrocher le bronze il y a deux ans à Helsinki, la toujours détentrice du record d'Europe (10"73) quitte sa cinquième finale mondiale sur une place d'honneur mais sans médaille, comme en 1997 (4e), 1999 (6e) et 2003 (5e).

Est-ce pour autant une déception énorme vu le retard qu'elle a pris dans sa préparation à cause d'une blessure à la cuisse ? "J'étais venue ici pour faire un podium, mais c'est la première fois que j'enchaîne quatre courses depuis très longtemps. J'ai l'impression dans la course de me désunir un petit peu et de manquer un peu de fraîcheur. Mais c'est vrai que je suis déçue." Le clan français également, toujours à la recherche d'une première médaille. Et si Christine Arron se rattrapait sur 200 mètres ? Il faudra pour cela retrouver cette fameuse fraîcheur mais également une certaine Veronica Campbell...

Sports.fr

 

 

" Pour les personnes qui habitent vers La Chaux-de-Fonds, Christine Arron viendra peut-être au meeting Résisprint de La Chaux-de-Fonds le 12 août 2007 ! Alors ne ratez pas ça ! " 

28 juillet 2007

Caristan : "Je ne suis pas surpris"

 

"Je ne suis pas surpris"

 

Stéphane Caristan, l'entraîneur de Christine Arron et consultant sur Eurosport, est revenu sur la performance de la sprinteuse tricolore en Principauté (11"06). L'ancien hurdler reconnait que la recordwoman d'Europe (10"73), qui ira à Osaka dans un mois, n'a pas atteint le top de sa forme.

 

STEPHANE CARISTAN, votre sprinteuse Christine Arron a réalisé un chrono de 11"06 à Monaco. Soit la 9e performance mondiale de la saison. Rassurant ?

S.C. : Non. Non, car je n'avais pas besoin d'être rassuré. J'étais surtout content pour elle. Je connais la valeur de Christine. Je la sentais capable de courir à ce niveau. Je ne suis donc pas surpris. Son objectif, c'est de courir une finale mondiale. Atteindre les minima ne peut pas être un objectif en soi. De son côté, elle est ravie évidemment d'avoir signé cette performance, d'avoir fait cette course dans son stade fétiche, face à des adversaires de ce niveau. Après Paris (6e en 11"34), elle avait été un peu enterrée par certaines de ces filles-là.

Elle n'avait plus couru aussi vite depuis septembre 2005 (10"93). C'était déjà à Monaco à l'époque. Qu'avez-vous trouvé de particulièrement positif dans sa course ?

S.C. : Son 100m dans sa globalité me convient. En l'état actuel des choses, j'espérais un chrono entre 11"03 et 11"12. Après, 11"15, je pense que c'était un chrono minimum qu'elle était capable d'atteindre avec un peu plus de fraîcheur que ses dernières sorties. 11"06, c'est donc très positif.

Malgré un départ sur la retenue...

S.C. : Lors des dernières courses, elle s'était souvent bien élancée des starting-blocks. De nombreuses personnes ont souvent critiqué les départs de Christine. Mais dans cet exercice, elle s'en sort plutôt bien à mes yeux. A côté d'elle, l'Américaine Carmelita Jeter a fait le départ de sa vie (-0.103). A Strasbourg, Christine a prouvé qu'elle n'était pas loin des meilleures à ce jeu-là. Après, on sait ce qui s'est passé (éliminée pour faux-départ). Maintenant, il faudra tout de même faire des meilleurs départs que celui de Monaco (-0.175) lors des prochaines compétitions.

Et puis il y a eu cette accélération aux 60 mètres...

S.C. : Oui, comme à Reims, elle a su reproduire cette accélération. Il y a une semaine, c'était peut-être un peu plus tôt. Le plateau était également différent. Avant la course, je l'avais prévenu : sors de cette course avec la banane. A l'arrivée, c'est ce qui s'est produit. Quand elle a voulu accélérer, elle a pu. Et ça, c'est bien.

Où en est Christine de ses problèmes de sommeil ?

S.C. : D'après ce que je sais, cela va un peu mieux. Mais il faut savoir, qu'elle voit parfois deux fois par jour, cinq fois par semaine des médecins, des kinés et j'en passe et des meilleurs. Elle a dû rajouter à cela une visite d'un spécialiste du sommeil. Cela l'empêche évidemment de s'entraîner comme elle voudrait le faire. Elle doit aussi prendre un médicament pour mieux dormir. En ce moment, elle passe des nuits plus convenables. Elle récupère mieux, et ça se voit, non ?

On est à un mois du début des Mondiaux. Quel est son programme dans les semaines à venir ?

S.C. : Il y a d'abord les Championnats de France de Niort dans huit jours. Nous n'avons pas fixé d'objectif chronométrique. Si les minima n'avaient pas été décrochés à Monaco, elle aurait couru à Niort pour les atteindre. Ce n'est plus le cas, donc elle va continuer de se tester avec trois tours sur 100m, ou trois tours sur 200m. Elle fera peut-être les deux. Christine ne devrait pas aller à Castres (11 août). Le meeting de La Chaux-de-Fonds (12 août) devrait être sa dernière course avant le départ pour Osaka le 16 août.

26 juillet 2007

Arron retrouve le sourire

Objectif atteint pour Christine Arron. En s'imposant mercredi soir dans le 100m du Meeting de Monaco, la sprinteuse française a prouvé qu'elle était de retour avec un chrono de 11"06 qui lui permet de réaliser les minima pour les Mondiaux d'Osaka. "J'ai retrouvé l'énergie", a-t-elle ainsi confié. En quête de sensations, Ladji Doucouré ne s'est, quant à lui, pas rassuré en terminant 6e de son 110 m haies, avec un chrono de 13"40. Satisfaction en revanche pour Romain Mesnil à la perche avec un saut à 5,82 m.

 

Enfin une éclaircie dans le ciel jusqu'ici assez morose de l'athlétisme tricolore. Non, ce n'est pas de notre champion du monde du 110 mètres haies, Ladji Doucouré, auteur mercredi soir d'un décevant 13"40, qu'est venue la bonne nouvelle, mais de la toujours détentrice du record d'Europe du 100 mètres (10"73), Christine Arron, enfin parvenue mercredi dans la chaleur du stade Louis II de Monaco à réaliser des minima pour Osaka derrière lesquels elle courait depuis le début de la saison en plein air.

Ces derniers étaient fixés à 11"18, la Guadeloupéenne a fait beaucoup mieux, avec un chrono de 11"06 qui lui a en outre permis de remporter une course relevée, au départ de laquelle figuraient notamment la championne du monde en titre, l'Américaine Lauryn Williams, mais aussi ses compatriotes Me'Lisa Barber et Carmelita Jeter (respectivement 10"95 et 11"05 cette saison), ainsi que la Jamaïcaine Sherone Simpson. Malgré une mise en action moins rapide que ses rivales, Christine Arron ne s'est pas désunie pour finalement placer aux 50 mètres cette accélération qui a fait sa légende et se retrouver avec ces 11"06 neuvième performeuse de la saison sur la distance-reine de l'athlétisme.

"C'est une belle course de A à Z"

Désormais qualifiée pour les Mondiaux d'Osaka, la protégée de Stéphane Caristan pouvait dès lors fièrement poser au côté du Prince Albert de Monaco, la voilà relancée vers les sommets, elle qui avait connu un début de saison hautement perturbé, avec une tenace blessure à la cuisse et des sorties pas vraiment abouties. "Là, je retrouve une forme normale, commentait-elle devant nos confrères de L'Equipe. Au vu de mes entraînements, de la course de Reims (11"23) où je rate mon départ, je savais que ça allait descendre. Là, c'est une belle course de A à Z." Une belle course qui replace du coup Christine Arron dans la course au podium mondial, surtout que sa victoire lui permet de prendre un petit ascendant psychologique sur ses rivales du jour, dont certaines seront au Japon (Williams et Jeter notamment).

Bref, Christine Arron a passé une belle soirée monégasque, elle n'est pas la seule dans le clan français puisque Romain Mesnil s'est également mis en valeur avec une troisième place dans un concours relevé, remporté par l'Allemand Danny Ecker (5,87 m). L'Albigeois a quant à lui franchi une barre qu'il n'avait plus connue depuis 2003, 5,82 m, de bon augure en vue du concours d'Osaka qui s'annonce très ouvert avec une petite dizaine de prétendants au podium. Même sourire chez Teresa Nzola Meso, la récente détentrice du record de France de triple saut (14,69m à Munich fin juin) s'étant illustrée avec une bonne troisième place (14,39) derrière l'invincible Tatiana Lebedeva (15,10) et Marija Sestak (14,48).

En revanche, Ladji Doucouré n'a pas encore décollé, avec une sixième place sur les haies et un temps modeste pour lui (13"40), mais visiblement, l'intéressé a jugé sa performance encourageante pour la suite des événements après des sorties moins réussies. Dans leur quête de minima, Leslie Djohne sur 400 mètres (45"71) et Naman Keita sur 400 mètres haies (49"84) n'ont quant à eux pas avancé, mais nul doute que la Fédération Française saura les repêcher si l'un comme l'autre ne parviennent pas à améliorer leur chrono lors des Championnats de France de Niort la semaine prochaine
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Salut à vous...

 

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Présentation

Christine Arron   

Née le 13 septembre 1973 aux Abymes en Guadeloupe

Taille : 1 m 77   
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Poids : 64 kg
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Spécialités : Sprint - Relais - 60 m - 100 m - 200 m - 4 x 100 m - 4 x 400 m
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